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La maladie d'Alzheimer atteint, de façon plus ou moins marquée, 1,5 à 2 % des personnes âgées de plus de 75 ans, mais 10 % de celles qui ont dépassé 90 ans.
On estime entre 90.000 et 100.000 le nombre de nouveaux cas de maladie d'Alzheimer par an, en France, les deux tiers survenant chez les personnes de plus de 80 ans. Il y aurait 15 millions de personnes atteintes dans le monde par cette maladie.
Les femmes sont plus atteintes que les hommes.
C'est une maladie neurodégénérative du système nerveux central caractérisée par des troubles de la mémoire, puis du langage, de la reconnaissance et des activités gestuelles.
Le début de la maladie est habituellement insidieux et progressif, expliquant le diagnostic tardif après deux années d'évolution en moyenne, parfois beaucoup plus. Aucun test biologique ne permet d'affirmer avec certitude la présence de l'affection.
Certains signes doivent toutefois alerter. Ce sont des difficultés dans la réalisation de quatre activités courantes :
1- L'utilisation du téléphone
2- La gestion du budget
3- La gestion des traitements médicamenteux
4- La conduite automobile ou l'orientation temporo-spatiale.
Cette maladie, dont le facteur de risque majeur est l'âge, est très invalidante et son poids socio-économique est très lourd.
L'évolution se fait habituellement en trois phases :
- Une phase pré clinique de plusieurs années (10 à 25 ans) pendant laquelle la maladie est présente mais ne s'exprime pas car les fonctions cognitives ne sont pas altérées, c'est la phase de "maladie d'Alzheimer possible"
- Une phase pré démentielle où les troubles mnésiques sont présents sans gêner de manière significative la vie de la personne, c'est la phase de "maladie d'Alzheimer probable"
- Une phase démentielle menant à une perte d'autonomie. Les troubles mnésiques se renforcent. Les troubles visuospatiaux s'aggravent, menant à une véritable désorientation temporo-spatiale. Enfin le diagnostic de "maladie d'Alzheimer certaine" nécessite l'examen neuropathologique post-mortem du cerveau qui permet la mise en évidence de dépôts de substance amyloïde et de neurones en dégénérescence neurofibrillaire en abondance dans les régions hippocampiques et corticales associatives.
Le diagnostic clinique n'est donc pas toujours certain. Une échelle d'évaluation de la démence - Clinical Dementia Rating (CDR) - permet un classement selon l'état de démence en utilisant six critères d'évaluation clinique de la démence.
Il existe actuellement deux aides importantes au diagnostic :
- le Test de Folstein ou Mini Mental Score (MMS)
- le Diagnostic différentiel Dépression / Démence
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