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Ma sexualité n'est pas celle des magazines: suis je normale?

Valérie Cordonnier - 03/01/2008
Ma sexualité m'appartient

Carine a 28 ans. Elle est mariée depuis 2 ans avec Vincent avec qui elle vit depuis plus de 5 ans. Elle a pris rendez vous en me disant au téléphone qu’elle avait des problèmes de sexualité.

 

Elle raconte son histoire ; une enfance équilibrée aux côtés d’un frère cadet et de parents présents, aimants et visiblement sérieux. Elle les a quittés pour faire ses études à 19 ans, et jusqu’à sa rencontre avec Vincent, elle a eu deux ou trois histoires un peu plus sérieuses que ses premiers flirts de jeune fille. Elle est aujourd’hui en harmonie dans sa vie, elle réussi professionnellement, tout comme son mari, mais elle se demande si elle l’aime vraiment, si elle doit envisager comme ils en parlent d’avoir des enfants, elle a des doutes.

 

Elle finit par « avouer » qu’elle est persuadée être nulle au lit. Pour elle, cela signifie qu’elle n’a plus de désir, et donc qu’elle est moins amoureuse et qu’elle doit se remettre en question.

Pourtant, elle reconnaît que son intimité sexuelle est satisfaisante, elle a du plaisir, elle sait reconnaître quand elle a des orgasmes, elle a aussi avec son mari une intimité plus variée qu’au début, même si moins fréquente.

 

Alors ?

 

Est-ce un reproche formulé par son mari ?

Qu’est ce qui motive cette vision négative des choses ?

A-t-elle des amies femmes qui lui semblent plus délurées qu’elle et tombe t elle inopinément dans la comparaison ?

 

A toutes ces questions, ses réponses sont négatives.

Son mari semble heureux, amoureux.

Elle a deux très bonnes amies, d’assez longues date, mais avec qui elle évoque assez peu son intimité sexuelle ; le sujet ne la gêne pas, mais elle se refuse à parler de « cela », ce serait à ses yeux trahir l’intimité de Vincent.

 

Ce n’est pas non plus un sujet de conversation avec sa mère, avec qui elle a abordé plus jeunes des discussions, plus informatives que complices.

En revanche, c’est vrai qu’elle a quelques collègues, avec qui elle est assez copine, et qui font étalage de leurs succès masculins. Elle est assez déroutée quand elle les entend, elle se sent si différente.

 

Elle attend de notre entretien que je lui transmette une sorte d’audace sexuelle, une liste de recettes qu’elle pourra mettre en pratique avec son mari, qui lui permettront de s’étalonner pour savoir si elle peut devenir comme celles qu’elles découvrent toutes les semaines dans les magazines, qui témoignent de leurs nuits torrides.

 

Et voilà, les choses sont enfin lâchées !

 

Vincent n’a rien à reprocher à sa jeune femme gentille, aimante, attentionnée avec qui il fait l’amour souvent, régulièrement.

Carine est une victime de plus des injonctions médiatiques à répétition dont les médias se font l’écho depuis quelques années au travers de slogans racoleurs et suggestifs.

Les objectifs des médias sont très clairs, entretenir les frustrations des lecteurs pour vendre.

Et Carine vient donc avec ce doute presque d’hypocondriaque médiatique : mon désir pour mon mari n’est pas ce qu’il devrait être

 

Vous voulez quelques exemples ? Voici les numéros de Janvier que j’ai trouvé dans les kiosques :

 

Osez la fessée érotique (Sensuelle)
Jeux de langue : la geisha attitude (Elle)
Etes vous performante sexuellement ? (Marie Claire)
Erotisez Noël ! (Cosmopolitan)
Je partage mon homme avec sa femme (Marie France)
Sexe : Femmes fatales, 5 filles qui détournent les petits maris (Isa)
J’ai dégoté un vrai cochon sur le Net (Les Juliettes)
Devenez une femme qu’on n’oublie pas (Jeune et Jolie)
Orgasme : On répond à toutes vos questions (Glamour)
 

 


Mots clés : Injonction sexuelle, médias, performances, norme, comparaison, intimité

A lire aussi :

Sexologie: Apprendre à se connaitre (Valérie Cordonnier)
L'intimité amoureuse (Valérie Cordonnier)



Bibliographie :

La vie sexuelle des magazines (Anne Steiger)


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Sujet : Re: l'envie mais pas le moyen
par: Lior Brécher (Conseiller(e) conjugal(e))

Bonjour Daliah

Faire un travail thérapeutique est souvent nécessaire pour redire ce qu'il s'est passé et sortir du blocage que cela a créé. Vous dites que vous n'avez pas les moyens, et c'est vrai qu'une thérapie longue peut être coûteuse. Mais:

1) Je suis certaine que vos parents seraient d'accord, sans problème, pour payer une thérapie, car cela fait partie de leur rôle d'éducateur et de veiller à votre bien être, et d'un certain coté, il n'est pas juste de leur enlever ce rôle (peu de jeunes adultes pensent à cela).


2) Les consultants d'ecoute-psy.com sont habilités à étudier les demandes des jeunes qui désirent vraiment aller mieux, et proposent des prix tout à fait intéressants pour eux. Ainsi, 45 mn sont facturés 17 euros, et vous conviendrez avec moi que une soirée de baby sitting vous permet de ce fait de payer votre consultation... tout est en fait une question de priorité, vous ne croyez pas? :)

Bien à vous
Malka, consultante sur http://www.ecoute-psy.com


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