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Ce témoignagne exprime une vision résumée de ce que peuvent apporter d'autres techniques exploratoires que la psychanalyse. Il s'agit ici du lying, technique de relaxation et d'introspection qui est issue d'Inde.
Passionné par le conscient et l’inconscient j’ai effectué une psychanalyse assez tôt, avec une analyste argentine brillante. Elle m’a convaincu, paradoxalement, que la psychanalyse était avant tout une technique d’exploration personnelle et en rien une science humaine. J’ai croisé de nombreux psychanalystes depuis, mais jamais je n’ai eu l’envie de m’allonger sur leur divan. Bien entendu, pour eux il s’agissait de résistances tellement fortes que je me détournais d’eux. C’est la beauté de la psychanalyse qui a toujours des explications à tout, explications permettant de ne jamais se remettre en cause. Parce que si je n’avais pas envie de parler avec ces thérapeutes (la psychanalyse a-t-elle pour vocation de soigner ? Je ne crois pas !), c’est parce qu’ils ne m’inspiraient pas. Je n’ai jamais été attiré par cette froideur et cette distance que se donnent les psychanalystes. Bien loin de l’exubérance et de la chaleur de ma première analyste argentine. J’ai découvert le bouddhisme de façon accidentelle il y a 15 ans.
Cette philosophie de vie m’est apparue comme une évidence. Aussi est ce assez naturellement que je me suis dirigé vers une technique, appelée lying, dont une des possibilités est de revivre ses vies antérieures. Cette technique a été mise au point en Inde par Swami Prjnanpad et popularisée un temps en France par Arnaud Desjardins et sa femme. Je l’ai découverte au travers de leurs livres. Très proche de la technique psychanalytique, le lying a pour fonction de revivre ses émotions les plus profondes, par un lâcher prise et de nombreuses quoique classiques techniques de relaxation. Revivre de façon répétée une situation douloureuse permet alors d’en diminuer progressivement la charge émotionnelle, pour pouvoir regarder l’évènement avec sérénité et ainsi s’en trouver déchargé. Si proche et pourtant si différent. Le rôle de l’accompagnateur est ici fondamental. Il s’agit précisément d’être là, une présence ni froide ni distante, mais bienveillante, aidante, qui tient la main dans les moments difficiles et guide dans les tourments de nos émotions. C’est un amour qui entoure le patient et lui permet ainsi de se relâcher et de partit, en plus grande sécurité, à l’exploration de ce qu’il est. Bien entendu, la notion de vies antérieures est très folklorique.
Mais y croire ou pas, quelle importance. Si ces images d’une autre vie qui remontent ne sont qu’une construction de l’inconscient (et ma démarche scientifique pencherait très fortement dans ce sens), elles ont pourtant une logique, une consistance, un message qui lui n’est pas le fruit du hasard. Mais pas de folklore, il ne s’agit pas de se rêver réincarnation de Napoléon, ce serait une trop grande farce. Je ne me souviens comment je l’ai rencontrée. Elle avait mon âge, était passionnée de chevaux et de cristaux, et m’a reçu chez elle pendant plusieurs mois.
Les séances duraient deux ou trois heures, accompagnée de musique diffusée doucement dans des casques, sa voix venant en surimpression, douce, chaude, tendre. Nous avons exploré de nombreux rivages, j’y ai vécu parmi mes plus belles émotions. Les émotions sont notre vie, ou bien nous sommes nos émotions. Curieusement elles sont souvent réprimées par les religions qui voudraient avoir le contrôle sur notre conscience.
J’ai découvert de nombreuses choses me concernant, que je n’aurais pu sans doute découvrir autrement, tellement elles étaient secrètes, et pourtant factuelles. Ce n’est la preuve de rien, simplement que pour moi, à ce moment, cette technique m’a permis d’ouvrir quelques portes sur mon inconscient.
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