<P>Vous êtes nombreuses à me poser des questions, à vous plaindre d’obésité. Il semble que ce phénomène prenne une ampleur inquiétante depuis ces dix dernières années en France.</P>
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<P><STRONG>Quand va-t-on parler d’obésité ?</STRONG></P>
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<P>L'obésité est une augmentation de la masse grasse du corps,mesurée indirectement par le poids. Aujourd'hui on ne parle plus de poids idéal mais on établie un index de masse corporelle (ou IMC) qui correspond au poids (en kg) divisé par la taille (en mètre) élevée au carré. Un sujet de corpulence normale a un IMC de 18,5 à 24,9. Entre 25 et 29,9, il existe une surcharge pondérale. Est obèse, une personne ayant <STRONG>un IMC égal ou supérieur à 30.</STRONG></P><STRONG>
<P><BR></STRONG>On remarquera également une obésité chez la femme dont le tourr de taille dépasse 90cm et l’homme 100cm.</P>
<P><BR>Classiquement, cette obésité est due à un apport alimentaire supérieur aux <IMG title="" src="http://www.espace-psy.com/adminpsy43/admin_ImageView.asp?ImageID=8" align=right>dépenses. En fait <STRONG>l'obèse ne mange pas forcement trop mais mal!! </STRONG>De plus, les études de comportements alimentaires montrent que ces patients ont tendance à manger davantage le soir qu’en première partie de journée. Et cette tendance peut être accrue par des antécédents familiaux, le stress, un changement de mode de vie, une prise de certains médicaments, des modifications hormonales. <BR> <BR>Or les nutriments sont stockés sous forme de graisses dans les adipocytes en fonction de l'activité physique et de l'état physiologique.<BR>C'est l'insuline, hormone de régulation et de stockage sécrétée après les repas, qui permet la mise en réserve dans les cellules du tissu adipeux.<BR>Le soir, l'activité est moindre et les hormones de "contre-régulation" (cortisol, adrénaline, etc.) sont basses. Or ce sont elles qui favorisent la dégradation des nutriments et vident les adipocytes pour répondre aux besoins en énergie de l'organisme (activité physique, régime).</P>
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<P>En étudiant les personnes suivant le jeune du Ramadan - et qui ne s'alimentent donc que la nuit - mais prennent cependant du poids, le Pr Jaber Danguir, spécialiste de l'obésité, s'est aperçu qu'il ne s'agissait pas d'un problème alimentaire mais d'un problème de non-brûlage des graisses. Les études cliniques qu'il a menées sur 160 femmes obèses ont montré que le simple fait de décaler l'apport énergétique en début de journée ( 30% au petit déjeuner, 50% au déjeuner et 20% au cours du goûter) permettait une perte de poids de 15%</P>
<P><BR>Tout aussi étonnant : des travaux ont montré qu'un repas unique de 2000 calories entraîne une perte de poids s'il est pris dans la matinée et une prise de poids s'il est pris le soir. Des études plus anciennes ont par ailleurs montré, qu'à calories égales, mieux valait fractionner les repas pour éviter des écarts sur la balance.</P>
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<P>Deux explications à cela : quand on mange, une partie des aliments est brûlée et l'autre stockée sous l'action de l'insuline. Or moins on mange de glucides au cours d'un repas, moins on sécrète d'insuline, et moins on stocke de graisses.</P>
<P><BR>En outre, la dépense d'énergie pour assimiler plusieurs mini-repas est supérieure à celle dépensée pour un ou deux repas dans la journée. Ce léger gain d'énergie, équivalent à 50 ou 100 calories par jour, peut finir au bout de quelques mois ou quelques années par se traduire par un moindre poids sur la balance.</P>
<P><BR><STRONG>Comment faire ?</STRONG></P>
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<P><STRONG>Il faut se fixer un objectif pondéral réaliste</STRONG>. Chez l'obèse une perte de poids de 10% de la masse corporelle est déjà bénéfique car elle diminue les risques de complications. La perte de poids ne doit pas être trop rapide, il importe qu'elle s'inscrive dans la durée. L'essentiel est plutôt de savoir le nouveau poids obtenu. </P>
<P><BR>Ce n'est pas autant un régime hypocalorique contraignant. Il s'agit plutôt de savoir ce qu'on mange. On veillera à manger assez de protéine et de fibre,tout en choisissant bien les lipides (=graisses) et ses glucides (=féculant et aliments sucrés). <BR>On évitera les boissons sucrés et alcoolisés. </P>
<P><BR>Pour les vrais obèses, il existe des prescriptions médicales, uniquement avec un suivi par un médecin nutritionniste. Il faut chercher l'origine d'éventuels troubles du comportement alimentaire (grignotage, anorexie-boulimie) où peuvent intervenir stress, solitude affective, conflit familial ou conjugal, troubles sexuels. <BR>La chirurgie de l'obésité reste très exceptionnelle. Elle peut se discuter pour des IMC supérieur à 40. </P>
<P><BR>La pratique d'une activité sportive doit être encouragée (marche, montée des escaliers) En outre une activité sportive d'endurance (marche rapide, jogging, natation, vélo) sera souhaitable. Ne pas sauter de repas ou trop restreindre son alimentation, ce qui peut aboutir à un long terme prise de poids!! Certaines obésités ont été crées par la répétition de régimes hypocaloriques mal conduits et souvent injustifiés</P>
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<P><STRONG>Et psychologiquement ?</STRONG></P>
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<P>L'obésité peut engendrer<BR>- des perturbations de l'image du corps : la personne obèse rejette souvent ce corps qu'elle trouve laid,<BR>- une mésestime de soi : on se culpabilise, on se dégoûte même,<BR>- un sentiment d'exclusion et d'incompréhension dû à l'intolérance sociale et médicale qui entoure l'obésité,<BR>- des états dépressifs dus à des régimes trop restrictifs ou à des échecs thérapeutiques répétés.</P>
<P><BR>Même si la plupart des personnes obèses n'ont aucun problème psychologique particulier, on estime qu'environ 30 % des personnes ayant de sérieux problèmes de poids mangent de façon compulsive sans même avoir faim. Ces débauches de nourriture sont parfois déclenchées par une émotion comme la tristesse, le stress ou la colère, ou elles surviennent toujours à un moment précis de la journée. Certaines personnes ne peuvent s'empêcher de manger lorsqu'elles regardent la télévision, d'autres ne peuvent résister à la vue d'aliments appétissants. Les stimuli qui poussent une personne à manger ou à manger sans cesse sont nombreux. </P>
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<P>Plusieurs personnes ont suivi avec succès des thérapies pour apprendre à mieux contrôler ce genre de désordre. La perte de poids est alors grandement facilitée.</P>
<P><IMG title="" src="http://www.espace-psy.com/adminpsy43/admin_ImageView.asp?ImageID=9" align=left>Par une thérapie du comportement, associée à un travail personnel sur soi, on arrive à de bons résultats Plusieurs techniques sont régulièrement utilisées pour modifier les comportements qui pourraient nuire au traitement. </P>
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<P>Au début du régime, la personne obèse doit noter tout ce qui entoure son alimentation : les moments et les endroits où elle mange, les aliments consommés et l'état d'esprit qu'elle a à ce moment-là. À partir de cet inventaire, on aura recours à divers moyens pour changer le comportement alimentaire. </P>
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<P>Cette approche donne de très bons résultats et permet à beaucoup de personnes obèses de changer leurs habitudes alimentaires une fois pour toutes. Ce genre de démarche fait maintenant partie intégrante de la plupart des plans d'amaigrissement. Evoquer avec son thérapeute les pulsions qui le pousse à manger permet d’isoler les « crises » et ainsi parvenir à les maitriser.<BR></P>