|
|||||||||
Daniel vient d'être remercié par la filiale lilloise de la société d'informatique pour laquelle il occupait un poste d'ingénieur depuis six ans. A 48 ans, le coup est dur, même s'il envisageait depuis l'an dernier de "changer de boite" pour se rapprocher d'Eléonora qu'il a rencontrée il y a deux ans dans un salon professionnel. Elle est italienne et avait envisagé de passer quelques mois à Paris pour parfaire son français avant de postuler pour un poste dans le tourisme dès son retour à Milan.
En réalité, ce séjour prévu pour six mois… date de trois ans, et elle n'est toujours pas repartie. Mais à 29 ans désormais, elle pressent que ses engagements de mannequin et d'hôtesse vont devenir de plus en plus précaires et qu'il est temps de prendre une décision de retour en Italie, ou d'installation définitive en France. Pour Daniel, qui vit seul depuis une douzaine d'années après un divorce pénible, la perspective d'une séparation est insupportable. Il est vrai cependant qu'il ne s'est pas beaucoup investi au départ de cette relation, qu'il a vécu avec la même gourmandise égoïste que les précédentes.
Pris au piège du charme et de la sensualité touchante d'Eléonora, il se trouve confronté dès lors à une question inattendue et dérangeante : est-il prêt à lui proposer un "vrai" projet afin de ne pas la perdre ? Comment envisager sans crainte de cohabiter, alors qu'ils n'ont partagé jusqu'à présent que des rencontres de quelques jours ? Et financièrement, comment résoudre le problème de la location à Paris d'un lieu de vie commune ? Le licenciement est la "goutte d'eau qui fait déborder le vase" : Daniel se sent de moins en moins en mesure d'assumer ses propres contradictions et l'angoisse de l'avenir. Leur différence d'âge, le désir d'enfant d'Eléonora, sont aussi des motifs d'inquiétude qu'il ne peut plus éluder désormais.
Le mot de dépression a donc été prononcé il y a trois semaines par son médecin généraliste et Daniel se drogue aux anti-dépresseurs et au somnifère. Depuis quinze jours il est à Paris, mais rien ne va plus. Certes, le studio est petit, Eléonora est assez occupée, le climat est alourdi entre autre par les questions pécuniaires, mais c'est l'instabilité de l'érection qui le bouleverse le plus et l'a décidé à venir en parler en consultation. Racontée ainsi dans ses grandes lignes, l'histoire de Daniel est typique des cas d'impuissance réactionnelle, c'est-à-dire des défaillances purement morales des réflexes sexuels, conséquence logique et surtout temporaire d'une surcharge de tracas de tous ordres.
Fait capital, ces difficultés ne sont jamais totales et chroniques, au contraire, elles agacent par leur survenue inopinée, survenant par surprise après une série de rapports sans problème. Aucun bilan médical, il faut l'affirmer, ne peut fournir à l'heure actuelle de diagnostic convenable des pertes de l'érection. Des questions de simple bon sens conservent d'autant plus toute leur pertinence, et notamment celles qui concernent l'observation d'une certaine rigidité de la verge au moment du réveil, rigidité qui atteste de la nature "mentale" du problème. Daniel affirme que ces érections matutinales ont cessé depuis le début de son traitement…
Mes conseils
L'anti-dépresseur ne peut être tenu pour responsable à lui seul de ces pannes. L'alcool ajouté au médicament pourrait être un motif plausible, mais Daniel ne boit pas. Il y a autre chose à découvrir. En effet, le stress quasi permanent dans lequel il vit, a entraîné il y a cinq ans une légère hypertension qui est aujourd'hui parfaitement contrôlée. Tout va si bien du reste qu'il n'a pas pensé à le mentionner, or l'addition des deux traitements (dépression + hypertension) est bel et bien suffisamment toxique pour entraver les érections. La prise en charge va donc se dérouler en deux étapes : la première consiste à solliciter des médecins une réévaluation des traitements en faisant un nouveau choix de médicaments (ou en les supprimant si les menaces sont en voie de règlement) ; la seconde prendra la relève sur le mode d'une thérapie de couple, c'est-à-dire d'une médiation offrant une ouverture du dialogue, sans faux fuyants et sans honte.
Revue de presse du vendredi 20 juin 2008
Revue de presse du samedi 7 juin 2008
Un autre regard sur Alzheimer
Mariage forcé ou mariage floué ?
Revue de presse du samedi 24 mai 2008
Internet et santé, la certification : s'informer?
Salon du Mal-être
Penser c'est bon pour la santé
Les Nouveaux Psys
Et si la maladie n'était pas un hasard?
La maladie d'Alzheimer
Cerveau et psychanalyse
Le siècle de Freud
La résilience familiale
Eduquer ses enfants
Femmes et doudou
Happy Neuron
La Note Bleue
Le Gefab
Graap
Adaa
Le magazine Act
Vittoria Pazalle
Emétophobie
C'est ici pour saisir vos identifiants.
Inscrivez vous gratuitement et immédiatement en cliquant ici.