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Mercredi prochain, le Planning Familial fétera ses 50 ans. Je vous raconterais ce que j'aurais vu et entendu ce jour là, à la cet anniversaire qui aura lieu à la BNF.
"On ne peut fêter ce mouvement sans avoir une pensée pour Georges Valensin, et j'aurais à coeur de saluer son travail" me dit Jacques Waynberg. Valensin, décédé en 1987, était sexologue. De ces sexologues dont je me sens proche, qui ne sont pas caricaturellement attaché à soigner la souffrance sexuelle, mais à l'entendre.
Dans son livre " La sexulaité de Narcisse", Sarane Alexandrian cite Valensin au sujet de la circoncision, et c'est un sujet que je souhaitais aborder aujourd'hui.
J'ai toujours considéré la ciconcision comme une mutilation, au même titre que celles que l'on afflige aux petites filles.. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en parler; mes interlocuteurs étaient soit d'accord avec moi soit en opposition mais ne désirant pas communiquer à ce sujet. Encore un tabou!
A l'origine on parlait de circoncisions pour TOUTES les mutilations sexuelles, féminines ou masculines, et quelque soit leur importance leur étendue. En 1995, sous la pression de mouvements notamment féministes, l'OMS a désormais utilisé le terme de circoncision pour les hommes uniquement, et a évoqué en revanche pour les femmes, systématiquement la notion de mutilation sexuelle. On voit bien ainsi la notion d'interdit pour le législateur en ce qui concerne cette mutilation masculine qui ne peut pas en être une, puisqu'elle n'est pas "dite".
Le monde médical y va aussi de son influence, puisqu'il prône de plus en plus cette opération dans une optique d'hygiène, donc de santé publique. Aux Etats Unis en 1980, 85% des garçons nés à l'hopital étaient circoncis, sans aucune raison religieuse.
Parce que la religion également a son importance et impose son dogme, chez les juifs et chez les musulmans. La circoncision, dans le judaïsme, fut la précaution majeure contre l'impureté. Ce n'était pas, comme dans les tribus australiennes et africaines, un rite de passage, transformant l'adolescent en adulte, mais un baptême de sang effectué au huitième jour de la naissance, pour marquer l'organe génital d'un signe d'alliance avec Dieu. Dans le cadre d’une étude, des enfants musulmans, circoncis sans anesthésie plus tard dans leur enfance ou adolescence, ont déclaré avoir vécu l’opération comme « une attaque brutale contre leur corps, qui mutile, humilie et, dans certains cas, les détruit. La circoncision a provoqué une augmentation de leur agressivité et un affaiblissement de leur capacité à s’affirmer, avec pour conséquence un repli des enfants sur eux-mêmes traduisant la peur d’une nouvelle agression. Au cours d’une autre étude, tous les enfants sont apparus comme « terriblement effrayés » tout au long de l’opération, chacun d’entre eux regardant finalement son pénis comme pour s’assurer « que tout n’avait pas été coupé ».
J'en viens au plaisir sexuel que l'on cherche à contrôler. Georges Valensin lui même, se flattant d'être issu de vieilles familles sephardim d'origine espagnole,étant circoncis, estime que la circoncision diminue l'envie et le plaisir de se masturber. Il est bon de savoir que des médecins juifs ont contesté la valeur religieuse de la circoncision, mais sa valeur antimasturbatoire n'en reste pas moins avérée. C'est le prépuce qui conserve au gland sa sensibilité et qui fait tout le délice de la masturbation masculine. Les Romains et les Grecs, ayant le culte du phallus, ne furent antisémites que parce qu'ils eurent en horreur cette ablation du prépuce exigée par le judaïsme.Saint Paul, en supprimant la circoncision pour les chrétiens, fut celui qui leur permit d'avoir la plus grande volupté en se masturbant, et l'on ne s'étonnera pas, dans ces conditions, de constater dans les statistiques que les chrétiens sont plus nombreux à se masturber que les juifs et les musulmans, et que les médecins chrétiens ont été les plus enragés à combattre leur manie.
Lorsque le pénis intact est à l’état de flaccidité, les principales zones érogènes que constituent le gland et la face interne du prépuce sont protégées des frottements et du dessèchement, ce qui évite leur stimulation en dehors des activités sexuelles, préserve leur sensibilité et les maintient dans leur état naturel de muqueuses.L’ablation du prépuce prive le pénis de cette protection ainsi que d’une partie de ses zones érogènes (anneau préputial, partie de la muqueuse interne du prépuce, parfois étendue au frein tout entier), avec pour conséquences, l’élimination des terminaisons nerveuses associées et, du fait de la kératinisation de l’épithélium, la diminution de la sensibilité de celles qui ne sont pas supprimées.L’absence de protection, à l’état de flaccidité, des zones érogènes subsistantes, a aussi, généralement pour conséquence, la stimulation de ces récepteurs sensoriels durant les activités quotidiennes, par suite notamment du frottement contre les sous-vêtements, une stimulation qui est ressentie par certains comme inopportune, voire perturbatrice, dans la mesure où leur organe sexuel se laisse difficilement oublier.Lorsque le pénis est en état d’érection, le prépuce déplié fournit la réserve de peau nécessaire pour s'accommoder à l’allongement du membre masculin et maintenir un manchon mobile qui joue un rôle essentiel dans les mouvements liés à l’activité sexuelle : le va-et-vient répété au cours du coït ou de la masturbation. S’il y a un manchon de peau mobile, le mouvement de coulissage se traduit par un roulement de peau et muqueuse sur les corps caverneux et le gland, pratiquement sans friction, induisant une stimulation particulière qui peut être prolongée sans dommages.En l’absence du manchon de tissus mobile, la peau est tendue et le va-et-vient se traduit par le frottement de la surface extérieure du pénis et du gland en particulier, contre une surface étrangère (paroi du vagin, de l'anus, de la main,...), pouvant conduire à une irritation, lorsque la stimulation se prolonge. Le pénis circoncis a donc généralement besoin, pour compenser cette perte de fonction bio-mécanique, d'un apport de lubrification, procuré, par exemple, par un produit lubrifiant.
Pour en savoir plus, lire Georges Valensin, Wikipédia, Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh, Circoncision, le complot du silence, éd. L’Harmattan, 2003.
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