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Plus de trente ans après sa légalisation, l'accès à l'avortement reste difficile en France. C'est le message de la campagne d'information qui a lieu du 18 au 27 janvier. Intitulée "Sexualité, contraception, avortements. Un droit, mon choix, notre liberté", elle est lancée par le Mouvement français pour le planning familial (MFPF), en partenariat avec le Conseil régional d'Ile-de-France, la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac) et l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (ANCIC).
Les affiches sont placardées dans les gares franciliennes et dans les couloirs du métro parisien. Sur les 220.000 avortements réalisés chaque année en France, 25% ont lieu en Ile-de-France.
En région parisienne, le nombre d'établissements qui pratiquent des interruptions volontaires de grossesse (IVG) est passé de 176 à 126 en neuf ans. Dans 28% des cas, le délai de rendez-vous est supérieur à deux semaines, alors que la Haute Autorité de santé (HAS) recommande une prise en charge dans les cinq jours.
Chaque année, entre 3.000 et 5.000 femmes doivent encore se rendre à l'étranger pour y subir une interruption volontaire de grossesse (IVG), selon l'estimation du Mouvement français pour le planning familial.
Le numéro de la plate-forme téléphonique du Planning, le 01 47 00 18 66, est mis en avant sur les affiches. Ce numéro, qui existe depuis sept ans, reçoit 5.000 appels chaque année. Les femmes peuvent y trouver des réponses aux questions qu'elles se posent sur leur sexualité, les méthodes de contraception ou l'interruption volontaire de grossesse.
Pour Françoise Bavay, Vice Présidente du Conseil Régional, cette campagne répond donc à une urgence. Or, elle se heurte déjà aux polémiques des associations familiales qui manifestaient ce week end contre ce qu'elles appellent une véritable "incitation à l'avortement, au travers d'une campagne qui vend et banalise l'inbanalisable."
Selon les associations qui met ent en place cette campagne, les lois sur l'IVG "ne sont pas correctement appliquées et les libertés que l'on croyait hier acquises sont de moins en moins reconnues".
Non sans raison, Fatima Lalem, responsable du Planning familial, rappelle que l'IVG est un droit et un choix offert aux femmes par la Loi.
En ce qui me concerne, je milite en plus pour le fait q'on ne parle plus que d'interruption volontaire de grossesse et non d'avortement. De quel droit stigmatiser ce qui reste a minima un choix douloureux?
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