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Bonheur et consommation

Valérie Cordonnier - 25/02/2008

Je lisais la semaine dernière que les américains achètent 40 t.shirts par an. Je n’ose penser que nous ne sommes pas loin, en France, de ce chiffre.


Chaque matin depuis quelques mois, je reçois des spams de « vente privée » qui me propose d’acheter toutes les marques de vêtements possibles et imaginables à des prix défiant toute concurrence. Le terme "ventre privée" est destinée à flatter mon égo de femme, heureuse potentiellement d'être choisie comme consommatrice privilégiée. Sauf que le système vous propoosera, si vous n'êtes pas "parrainée", une adresse e-mail bidon spécial parrainage...


Nous vivons depuis un bon demi siècle dans une société de consommation frénétique, qui fait justement l’apologie de la consommation en la présentant comme un progrès.


Ces histoires de vêtements renvoient bien évidemment à une consommation plus globale ; gadgets électroniques, vacances en club, restaurants branchés, etc.


Ce progrès là fait il notre bonheur ?
Il parait que le changement est vecteur de progrès. Nous sommes donc mis en demeure de changer.pour changer…d’où l’apologie continuelle de la nouveauté, sur un fond de sexe, bien sur, histoire d’être plus hot, plus branché, plus glamour….Interdiction de vieillir, injonction de changer et de séduire…


Accumuler devient donc synonyme d’innover et d’améliorer. Ah bon…

Consommer, c’est exprimer un désir. Les injonctions à consommer nous mettent donc en demeure d’avoir des désirs en permanence, et le désir du désir…jusqu’à la création de faux désirs. ??On peut se le demander. Selon  Edgar Morin dans Terre Patrie, "on crée un consommateur pour le produit et non plus seulement un produit pour le consommateur". Il faut donc démultiplier les désirs en créant des désirs virtuels. On en arrive à ce paradoxe ; vous avez le droit d’avoir des désirs, ce sont des besoins, qui deviennent des droits…qui permettent de donner une légitimité à tout ce que l’on vend.

 

Cette exacerbation du désir crée à la fois la frustration et la saturation. Un bon consommateur est un consommateur frustré, si il est trop heureux, il ne consomme pas. Il faut donc lui promettre plus de bonheur s’il..consomme davantage ! Sauf qu’en s’achetant nos 40 t.shirts, on n’a pas de plénitude..à moins de diriger notre désir vers autre chose, qui puisse aller avec les t shirts en question. Et acheter tout cela va nous soulager. Pourquoi ? Parce que la publicité pense à tout pour nous, elle est vecteur de bonheur et de créativité, elle sait ce qui est bon pour nous. Taisons nous, écoutons là, laissons nous guider par elle, par ses promesses d’être la plus belle, donc la plus séduisante, donc la plus aimée, donc la plus heureuse. Dans cette démarche, il faut juste prendre garde à ne pas confondre plaisir et bonheur. Dans ce cadre là, le plaisir est interchangeable, consommable, et jetable, et ce de plus en plus vite, sinon, tel un monstre, l’ennui nous guette. C’est facile, c’est confortable, c’est déculpabilisant, puisque tout le monde fait la même chose.

 

Dans ce système de « ventes privées » par exemple, vous êtes à la fois l’élue, puisque c’est privé, mais en même temps, les gens normaux, c'est-à-dire ceux à qui vous devez avoir envie normalement de ressembler, achète ceci, ou cela. La preuve ? Ce qui excite votre désir est déjà épuisé. La prochaine fois, faites comme les autres, et soyez devant votre écran dès 7heures le matin, à l’ouverture des ventes.

 

Ce qui peut nous faire réfléchir ?
Les journées sans achat.
Le commerce équitable, éthique.
Mais surtout, un réflexion pertinente sur ce qui constitue nos valeurs
Soyons intelligent et analysons ce qui fait le virtuel et le réel : réveillons notre lucidité, cessons de céder à cette confusion mentale qu’est la consommation. En quoi la consommation est elle moralement bonne ?

 


Mots clés : consommation, publicité, besoin, plaisir, bonheur, manipulation, vente privée, accumulation

Bibliographie :

On achète bien les cerveaux (Marie Bénilde)
Mon enfant n'est pas un coeur de cible (Jean Philippe Desbordes)
Storytelling (Christian Salmon)
La vie sexuelle des magazines (Anne Steiger)


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Sujet : Re: l'envie mais pas le moyen
par: Lior Brécher (Conseiller(e) conjugal(e))

Bonjour Daliah

Faire un travail thérapeutique est souvent nécessaire pour redire ce qu'il s'est passé et sortir du blocage que cela a créé. Vous dites que vous n'avez pas les moyens, et c'est vrai qu'une thérapie longue peut être coûteuse. Mais:

1) Je suis certaine que vos parents seraient d'accord, sans problème, pour payer une thérapie, car cela fait partie de leur rôle d'éducateur et de veiller à votre bien être, et d'un certain coté, il n'est pas juste de leur enlever ce rôle (peu de jeunes adultes pensent à cela).


2) Les consultants d'ecoute-psy.com sont habilités à étudier les demandes des jeunes qui désirent vraiment aller mieux, et proposent des prix tout à fait intéressants pour eux. Ainsi, 45 mn sont facturés 17 euros, et vous conviendrez avec moi que une soirée de baby sitting vous permet de ce fait de payer votre consultation... tout est en fait une question de priorité, vous ne croyez pas? :)

Bien à vous
Malka, consultante sur http://www.ecoute-psy.com


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