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Description :Malgré les progrès de la civilisation et de l'état de droit, la violence continue d'affecter douloureusement l'existence des couples et des familles qui en sont même le terrain privilégié.
Ces violences génèrent, dans l'environnement, y compris dans la psyché des thérapeutes, un puissant déni jusqu’à la sidération parfois. On peut même considérer ce déni comme le principal obstacle à la reconnaissance approfondie des effets désorganisateurs de la violence sur les liens intra et interpsychiques. Qui plus est, le déni en commun favorise la transmission trans-générationnelle et la répétition en après-coup des expériences traumatiques de l’histoire familiale.
Comment comprendre et traiter cette réalité, en prenant en considération les processus inconscients à l'œuvre dans la groupalité familiale ?
Comment transformer en séance les traces psychiques de la violence – familiale, sociétale, culturelle – actuelle ou transmise en héritage ?
Quelle valeur accordons-nous au processus d'autorité dans la famille et dans le socius ainsi qu’aux régulations psychiques qu’il instaure ou aux dysfonctionnements qu’il occasionne ?
Comment peut-on mettre en histoire (construction et narrativité) les formes que prennent, en après-coup et ce parfois dès la période périnatale, le surmoi et l'idéal du moi des sujets du groupe famille où règne la violence ?
Quels fantasmes, quels mythes, quels idéaux collectifs, quels retours hallucinatoires sous-tendent les agirs violents ?
Que deviennent les affects intimes et partagés dans de telles configurations cliniques ?
A ces questions et à bien d'autres nous proposerons des réflexions cliniques, théoriques et pratiques à partir de notre expérience en psychanalyse du couple et de la famille.
Intervenants :Alberto Eiguer
Conditions d'accès :200 à 280 euros